Le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (BC/FT) demeurent des menaces considérables pour la paix, la sécurité mondiale, la stabilité politique et financière au niveau international en général et pour l’espace ouest-africain de manière spécifique.
En vue de renforcer l’intégrité des systèmes et services financiers au niveau national, régional et international, le Groupe Intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA), Organe régional et chef de file dans la coordination des initiatives régionales de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) multiplie ces interventions dans ses 17 Etats membres au profit des diverses parties prenantes.
C’est dans cette perspective que l’Institution organise un Séminaire de sensibilisation sur la Lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme (LBC/FT) au profit des organisations des chefs d’entreprises du secteur privé et du milieu des affaires de la Côte d’Ivoire du 25 au 26 septembre 2024 à Abidjan en Côte d’Ivoire.
A cette rencontre, les acteurs du secteur privé seront outillés sur leur rôle dans la LBC/FT en vue du respect des Recommandations du GAFI. De façon spécifique, au-delà de faire connaître l’Institution régionale et son mandat dans la LBC/FT, le GIABA ; présentera les cadres nationaux de lutte contre le blanchiment de capitaux et financement du terrorisme ; les principales exigences de conformité requises des Institutions Financières (IF), Entreprises et Professions Non financières désignées (EPNFD) et les Prestataires de Service d’actifs virtuels ( PSAV) en matière de prévention .
La rencontre d’Abidjan est par ailleurs une tribune; pour permettre aux participants issus des secteurs suivants : banques, assurances, coopératives agricoles, minier, petites et moyennes entreprises, industriel, pharmaceutique, juridique, expertise comptable, architecture, transport, transit, société civile, monnaies électroniques, services de transfert de fonds et de valeurs, immobilier, casinos, autres jeux de hasard, etc. de cerner les risques de BC/FT&P de leurs différents environnements de travail.
A l’issue des 48 heures de travaux, ils comprendront les interconnexions entre leurs activités et le BC/FT et leurs impacts sur le développement économique national, régional et international.
A court terme, le GIABA aux côtés des autorités ivoiriennes entend à l’instar des autres Etats membres améliorer les performances du secteur privé dans les dispositifs de LBC/FT sur les mesures préventives de BC/FT&P.
Il est important de rappeler que le secteur privé constitue la première ligne de défense contre les abus de la criminalité financière. En effet, 37 % des normes du Groupe d’action financière (GAFI) GAFI y sont consacrées. Ces normes issues des recommandations allant de 9 à 23, prescrivent un ensemble cohérent de mesures à mettre en œuvre par les institutions financières (IF), des entreprises et financières désignées (EPNFD) et des prestataires de services d’actifs virtuels (PSAV).
Pour plus d’informations contacter : abidjan@giaba.org/dtraore@giaba.org/ stiensbande@giaba.org